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LE CHOC DES CULTURES ou l’Afrique face à l’islamisation: ce qui se lit entre les lignes du livre « LE DESTIN FABULEUX DE FANKA SÉKOU KEÏTA, l’homme qui répare les vies brisées

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Tout comme la mission civilisatrice de l’Église européenne en Afrique ou l’Évangélisation du monde noir, cette terre a connu un autre phénomène qui tenu en affront la culture Africaine appelé l’islamisation du monde noir par les Arabes, le moyen orient. L’Afrique est le deuxième continent, après l’Asie, dans lequel l’islam s’est développé, et ce dès le VIIème siècle. L’islam s’est d’abord propagé en Afrique du Nord dans le cadre des conquêtes arabes. Depuis cette base, il s’est par la suite lentement diffusé vers le sud à partir du Xème siècle, à la fois grâce aux conquêtes militaires et aux échanges commerciaux. Ainsi, l’ensemble du Sahel et son arrière-pays, une partie de la corne africaine et la frange côtière orientale de l’Afrique ont été islamisés. Aujourd’hui, l’islam compte entre 400 et 500 millions de fidèles sur le continent africain, ce qui en fait la première religion d’Afrique à égalité avec le christianisme*

C’est pourquoi en essayant l’approche d’ancrage culturel sur ce livre, l’on ressort que, bien avant que l’Afrique ne soit découverte par les commerçants Arabes, elle avait une culture authentique et avait une religion basée sur l’adoration des divinités. Dans le livre LE DESTIN FABULEUX DE FANKA SÉKOU KEÏTA, l’homme qui répare les vies brisées, l’auteur, Ibrahima Sanoh, tente de nous faire découvrir ce phénomène. Cette fois aussi d’une autre manière, bien entendu l’implication des Africains eux même dans la propagation de l’islam en Afrique.

1- UNE AFRIQUE BIEN RICHE CULTURELLEMENT AVANT L’ISLAM.

Entre les lignes des pages 17 et 26, enfin le Chapitre: Fanka, le hameau de Culture, l’auteur nous fait voyager à travers une Afrique pleine et riche de culture. Il pose d’abord les questions domaniales, il écrit à cet effet : »la terre n’y appartenait à personne et n’était non plus à tous. » Cette partie retrace la philosophie politique, le communisme, qu’animait le peuple Africain avant toute intrusion étrangère. Dans cette même logique, il nous aborde la question d’acquisition des titres fonciers en Afrique à ce passage: »la famille venue la première n’avait pas la propriété de la terre, mais un droit d’exploitation obtenu des dieux. Le patriarche de cette famille était maître de la terre. »

Plus loin, l’auteur explore la richesse culturelle en Afrique, il expose une Afrique belle culturellement qu’il chante tout au long de ce chapitre. Dans ce même chapitre, il pose la question du mariage, de la dot en plus des fêtes, comment est-ce qu’elles sont célébrées, il nous narre des histoires sur le droit d’aînesse en Afrique. Qui, d’ailleurs, définit un système politique Africain basé sur le pouvoir des personnes âgées qui deviennent le pouvoir.

2- DE L’ANALYSE SÉMIOTIQUE DE CERTAINS ÉLÉMENTS CULTURELS AFRICAINS.

Comme le dit-on, la culture Africaine est symbolique et les signes ont une interprétation digne de l’Afrique. Tous les actes posés ont une signification dans la culture Africaine. Dans ce livre, l’auteur nous fait découvrir cette immensité culturelle de l’Afrique. Au chapitre II, la naissance, l’auteur relate que « Dans la tradition, toute chose, dit-on, a une cause. C’est raison pour laquelle, on n’y rien sans raisons….. Même les noms qu’on y donne aux chiens ne sont pas sans signification : « Lôndjan( jour lointain), Sinissi (provision) Lonkassia (les jours diffèrent). Ce symbolisme prouve inéluctablement la richesse culturelle bien avant son contact avec le monde extérieur.

3- UNE ISLAMISATION QUI B CLE LA CULTURE AFRICAINE.

Comme mentionné ci-haut, après le conquête Arabe, l’islam s’est pu propagé en Afrique par ses propres fils qui ont reçu l’enseignement des Arabes. La mission civilisatrice fut continuée par les fils Africains. L’auteur du livre, le destin fabuleux de Fanka Sékou KEÏTA, l’homme qui répare les vies brisées, nous peint ce sinistre fait.
En effet, c’est  » lors d’un voyage à Kankan, Naba Fodé rencontra l’érudit de Kankan, Sheick Fanta Mady Chérif,…lors de cette rencontre inopinée, l’érudit lui dit : « si tu savais que ce métier te nuit, si tu savais que la foi que tu pratiques est impie,… ». Naba Fodé était un grand féticheur, et pratiquait la religion Africaine, l’adoration des divinités. Sa rencontre avec ce Sheick a considérablement changé sa vision du monde noir. À cause de ce qui lui dira le Sheick, il abonna sa religion et se reconvertit en Islam.

Cette même réalité est visible aux pages 61 et 62, lorsque Sékou, le héros du livre, ayant pratiqué sciemment la religion Africaine sans suite à son adoration, ira trouver le seul marabout du village Fanka, Dianèkè qui le convertira en islam.

À la fin de la lecture de ce livre, on donnera toujours raison à ceux qui ont revendiqué l’authenticité de l’Afrique noire sur le plan culturel. Car, Il faut retenir que l’Afrique était riche culturellement. Qu’il a fallu qu’elle rencontre les autres cultures pour qu’elle perde son identité avec non seulement l’islamisation, l’évangélisation et tout récemment avec la mondialisation qui ont dénaturé et aliéné l’Afrique qui était authentique et pure.

Iso Abdoul Latif.
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Bibliographie

1- Wikipedia ;
2- Le livre, le destin fabuleux de Fanka Sékou KEÏTA, l’homme qui répare les vies brisées.

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